Esquisse

Et me voici,
Recroquevillé en coin de mur,
Griffonné, plein de ratures,
Comme un mauvais brouillon,
Quelques traits jetés au crayon.
Coincé aux barreaux de ton cahier,
Essoufflé, pouvant à peine bouger,
Je vois s’approcher l’horrible spirale,
Ton cœur qui pour un autre s’emballe.
Quelle solitude pour mes quelques traits,
C’est sans doute la couleur qui me manquait,
Pourtant, si ton cœur m’a donné vie,
Il s’est servi pour ça d’un crayon gris.
Voila peu encore, je pouvais danser,
Danser pour toi la joie de t’aimer,
Frotter mon esquisse à ta douce peau,
Glisser mon cœur a la pointe du stylo.
Voila, je pouvais mais ne peux plus,
Car tes yeux ne me voient plus,
Ton crayon soudain s’est arrêté,
Quand tu as cessée de m’aimer.
Recroquevillé en coin de mur,
Griffonné, plein de ratures,
Je verse des larmes graphites,
Car mon amour ce soir me quitte.