Mort

Sous la surface qui se ride, se meuvent les ombres.
Longtemps j'ai eu si peur, que je n'osais regarder.
Maintenant, la vision étrange de ce monstre sombre,
Empoisonne mon esprit d'un miasme mauvais.
Dans l'océan brulant de ton regard orange,
Sous l'humide frondaison de tes arbres ciliés,
Se cache rusé, le plus noir de tous les anges,
Broyant mon coeur dans ses griffes rouillées.
Recraché sur le rivage, souillé, ensanglanté,
Je flotte dans la folie liquide de mes peurs.
M'éloignant de la froide clarté de tes regrets,
Mortelle dépouille d'un amour qui se meurt.
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