Vivant

Je suis à l’apogée de ma vie, brillant et palpitant comme une étoile dans la nuit.
A présent c’est évident j’ai couru si vite et si loin, je suis au sommet du temps.
Je m’accroche à son pic, mais bien sur je sais, que l’instant est unique.
Et bientôt je devrais à pas plus mesurés descendre l’autre coté.
Je croiserai alors l’automne et peut être l’hiver, pour un jour rejoindre l’ozone.
Tristesse ou soulagement, quitter ce corps leger et transparent.
Ce qui nous attend la- bas, nul ne le sait, pas même nos prélats.
Est-ce que je te verrai, comme un ange, pouvoir encore te protéger.
Est-ce que toi tu sentiras, ce léger souffle le long de ton bras.
Ou bien doux mirage, tu seras alors assise sur mon nuage.
Laisse-moi t’aimer, mon amour, laisse moi t’aimer.
Maintenant, tout de suite, comme un fou, le temps passe si vite.
Laisse-moi t’aimer, même pour un jour, laisse-moi t’aimer.
Laisse-moi t’aimer, même pour une heure, laisse-moi t’aimer.
Courons encore une fois, dans les champs,
Courons encore comme autrefois.
Heureux et libres comme l’air, encore une fois,
Avant de quitter la terre.
Courons à perdre haleine, fuyons cet hiver,
Avant qu’il ne nous atteigne.
Laissons là les chrysanthèmes,
Pour toi ces simples mots,
….Je t’aime.