Ou es-tu ?

Dis moi, papa ou es tu?
Moi, je suis là, mais tu n'y es pas
et je t'attends perdue.
On parle de courage,
on te dis en voyage, un oiseau de passage,
dont ne reste que l'image.
Je verse comme un ruisseau,
des flots de larmes salées, ce n'est pas encore assez.
Ce n'est rien, rien que de l'eau.
je voudrais fendre mes yeux,
déchirer mon coeur en deux pour pouvoir, une heure ou deux,
te voir, t'entendre, encore un peu.
Mais je suis lasse dans ma vie,
seule les jours et les nuits comme une ombre d'origami,
plate et noire comme la nuit.
je suis la et tu n'y est pas,
sombre tristesse qui palpite, manque de toi qui m'habite.
L'hiver est froid si loin de toi.
J'espère que de la-haut,
avec les anges et les oiseaux, tu vois ta fille sur ton tombeau
poser ces mots comme un cadeau.
papa, je t'aime... je te rejoins bientôt...
PS: Comme beaucoup d'autres, ce texte ne parle pas de ma vie.
J'ai parfois l'impression d'être une éponge qui absorbe un peu de l'intime des gens que je croise.
Ce poème à pour origine un blog que j'ai croisé il y a quelques temps.
Je crois que ce genre de peine ne disparait pas avec le temps, on colle juste quelques gomettes de couleurs dessus pour la rendre supportable.
Souvent ça marche...parfois on n'y arrive pas.
Didier.