Etain

Publié le par Lougris




Nous  voilà samedi matin,

Cœurs à corps, mots sibyllins.


Nous  voilà  statues d’airain,

Ton émoi  frôle le mien.


Nous voilà draps de satin,

L’amour trace son chemin.


Nous voilà comme deux vauriens,

A jouer à quatre mains.


Nous voilà  doux clandestins,

Frissons d’une courbe d’un sein.


Nous voilà chryséléphantins,

Dans la vague qui va qui vient.


Nous voilà senteur jasmin,

Emportés vers le divin.


Nous voilà extase carmin,

Lumière, épure au fusain.


Nous voilà instant salin,

Echoués dans l’Etre bien.

 

Nous voilà calmés soudain,

Ton S s’adapte au mien.

 

Nous voilà retrouvés enfin, 

Noces d’amour, noces d’étain.


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Publié dans Poésie

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