Poésie

Parfois l'hiver, quand vient le soir,
que le vent souffle au désespoir,
j'aime à m'assoir devant le feu,
pour vous écrire un vers ou deux.
Je pose des pleins, des déliés,
sur la vièrge blancheur du papier.
Je les rature et les torture,
pour qu'ils soient beaux à la lecture.
La douce ambiance qui m'invite,
les flammes de l'âtre qui crépitent,
instant de temps presque immobile,
où ma pensée étire ses fils.
Posté prés de la cheminée,
un meuble en bois de merisier,
les doigts du temps l'ont patiné
les flammes s'y reflètent à leur gré.
les yeux perdus dans mon ailleurs,
à l'heure où dorment tous les veilleurs,
comme l'hirondelle vient au printemps
les mots se melent en doux amants.
Un peu de moi, un peu de vous,
rien qui puisse vous rendre jaloux.
Puis, je referme le cahier,
laissant enfin les mots s'aimer.
C'est ainsi que nait la nuit,
ce que l'on nomme poésie.
Juste l amour de quelques mots
que je vous offre comme un cadeau.