Huit heures vingt

Publié le par Lougris




Quel drôle de matin, un avion dans le ciel,
la lumière, puis plus rien, le silence presque irréel.

Aujourd'hui j'avais faim, la guerre ça fait souffrir,
comme tant d'autres matins, dit Papa sans un sourire.

Il est parti très tot, il revient à midi
il travaille au dépot, avec du riz, c'est promis


Je suis sorti jouer, l'avion gris est passé,
avec mon frère ainé et tout s'est arrété.

Plus de terre, de ciel, papa, maman sont là,
le silence éternel, nous sommes Hiroshima.

Quel drôle de matin, la douleur, puis plus rien.
je n'ai plus mal enfin, Il est huit heures vingt.




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Publié dans Poésie

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M
Magnifique tableau!
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L
Tu as posé sur mon âme un frisson, comme si leurs âmes soudain avaient frôlé la mienne...<br /> Merveilleux d'émotion et de simplicité... <br /> Bravo...
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L
<br /> :)<br /> merci..<br /> <br /> <br />