De nulle part

Je vous écris de nulle part,
ce quelques mots sur un buvard.
Mon ancre accroche sur le papier,
derniers instants d'Humanité.
Hâtez vous de les lire,
puis laissez les s'enfuir.
C'est au fond de votre coeur,
que pousse un doux bonheur.
Mais déjà les mots s'envolent,
insolentes paraboles.
Il faut que je vous quitte,
pour cet ailleurs ou l'on m'invite.
Gardez cela au fond de vous,
dans un écrin, ce doux bijoux.
Dans votre coeur comme un secret,
un tendre instant de volupté.
Le souvenir éblouissant,
de notre amour adolescent,
que le soleil éclaboussait,
de la chaleur d'un plein été.
Je vois bien que vous pleurez,
en serrant mes doigts glacés.
Je vous en prie n'en faite rien,
c'est votre peine qui me retient.
Je vous écris de nulle part
ces quelques mots sur un buvard.
Ils sont déjà presque effacés,
Allons petite, c'est beau l'été.